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Sortie médiatique sur la Gouvernance sous Talon: La CSA-Bénin, la CGTB et l’UNSTB appellent à une marche le 27 avril  prochain

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Cherté de la vie , barbaries policières, lenteur dans la mise en œuvre  du nouveau système  de protection sociale,  blocage de l’avancement  des agents de l’Etat, dialogue social en panne,  la hiérarchisation  des salaires des travailleurs classée dans l’oubliette….Ce sont quelques  sujets ayant révolté les travailleurs de trois  confédérations syndicales à savoir : la CSA-Bénin de Anselme AMOUSSOU, la CGTB de Moudassirou BACHABI et l’UNSTB de Appolinaire AFFEWE, à monter ce mercredi 17 Avril 2024 au créneau à la Bourse du travail,  pour prendre une grande décision. 

Suite à des échanges avec les responsables à la base, une gigantesque marche pacifique et  protestation a été annoncée pour se dérouler le samedi 27 Avril 2024. Cette marche à laquelle tous les travailleurs de tous les syndicats du Bénin sont conviés, prendre corps de la Bourse du Travail à 7 heure pour chuter à la Place de l’Etoile Rouge en passant par  le Grand carrefour  Avenue Steinmetz,  le Carrefour Saint Michel  et le Carrefour Marina. 

En plantant le décor de la sortie médiatique, le Secrétaire général de la CSA Bénin, Anselme AMOUSSOU confie : « C’est un rendez vous d’expression de notre liberté. Les trois confédérations ont une vision qu’elles ont toujours montrée. Il s’agit de discuter, de dialoguer, de faire en sorte que l’apaisement qui doit accompagner une gouvernance viennent de nous, acteurs sociaux. ……Nous avons aujourd’hui une overdose de réformes et sommes fatigués par la posologie administrée par le médecin qui doit nous traiter. On a le sentiment parfois qu’on nous donne des médicaments insupportables pour les humains que nous sommes. Une gouvernance doit s’appuyer sur l’humain et regarder qu’elle s’applique à des hommes et femmes. Quand la dose est dépassée, il faut réagir ». En s’exprimant en ces termes, Anselme AMOUSSOU affirme son indignation et celle de sa confédération contre la gouvernance actuelle.

Et au  secrétaire général de la CGTB, Moudassirou BACHABI de renchérir: « Ça suffit. Nous en pouvons plus !. Nous voulons réagir face à la souffrance même si on avait été prévenu qu’on pouvait  souffrir et qu’on en pourra rien. Nous voulons commencer  et ça ne s’arrêter pas tant que la gouvernance ne changera pas au profit du peuple. Tant qu’on n’arrêtera pas de substituer l’Etat policier à l’Etat de droit, à la force publique de l’Etat qu’on a mis  en place par nos luttes, contre le peuple. Ça ne s’arrêtera pas tant que le prix du maïs n’aura pas changé, tant que le quotidien n’aura pas changé au profit des populations…..C’est pour cela que nous avons décidé de lancer cet appel vibrant au peuple tout entier, aux travailleurs qu’ils soient du public ou du privé à sortir pour arrêter ce qui se prépare. »

Citoyens matraqués, accès difficile aux marchés

Pour soutenir sa position, Anselme AMOUSSOU de la CSA Bénin relève la situation que vivent les travailleurs dans certains secteurs. « Des conducteurs de taxi moto sont pourchassés comme des  voleurs dans les rues. Les femmes des marchés  sortent dans l’espoir de trouver une plus-value mais reviennent les poches et sacs vides. Si dans les marchés, nous travailleurs ne sommes pas en mesure d’aller acheter avec tout ce qui nous permettait d’avoir une économie on nous les enlève, nous ne pouvons aller vers les marchés. Si le peu qui nous reste  à servir à acheter le carburant chère, nous soigner, comment aller au marché ? On ne peut pas. Donc la femme du marché ne peut plus vendre » a déploré le N°1 de la CSA Bénin. 

Pour Appolinaire AFFEWE de l’UNSTB, l’heure est grave et très grave, et il faut oser le dire. « Nous ne sommes pas contre le port de casque. Mais nous ne sommes pas pour que les policiers qui doivent assurer notre sécurité deviennent nos oppresseurs. Nous sommes contre l’Etat policier dans lequel nous sommes en train de virer de façon très dangereuse » renchérit-il.

Blocage de recrutement et d’avancement des agents de l’Etat 

Aujourd’hui, les avancements sont bloqués de façon absolument méchante pour les travailleurs du secteur publique parce qu’on se refuse d’appliquer les textes  qu’on a soi-même  on a fait voter. La loi portant  statut général de la fonction publique,  ce n’est pas nous qui l’avons voté et promulgué. Mais aujourd’hui, pourquoi on se refuse de l’appliquer pour la simple raison qu’on pense qu’on n’a pas droit à l’amélioration de notre salaire. On a annoncé à nos collègues des secteurs parapublics et du privé une valorisation de salaire qu’on a jamais appliqué. On s’est refusé d’appliquer le  SMIG par la hiérarchisation des salaires. Les entreprises fermées, des travailleurs mis à les rues sans aucun accompagnement social.  C’est la détresse dans toutes les familles. Le Bénin est un Etat qui a fait des options depuis plusieurs années. il ne revient pas à des personnes, fut elles élus, à venir nous imposer des choses qui ne sont pas possible. Le Bénin est un Etat et non une entreprise. C’est à juste titre que le secrétaire général de l’UNSTB a apporté de l’eau au moulin de son collègue syndicaliste. « Le dernier concours professionnel dont moi j’ai souvenance dans l’administration remonte à 2015. Les plans de formation sont suspendus. Et tout dernièrement la prime de déplacement qui est une dotation en carburant, est suspendue avec une simple note circulaire. On nous prive de la dotation en carburant et dans le même temps, on nous empêche de profiter de la subvention du Nigéria alors que le Nigéria lui-même n’est pas prêt à nous faire jouir de cela. Pendant ce temps, les organes de dialogue social sont en panne. Les travailleurs ont des problèmes mais personne ne les écoute » a-t-il dénoncé.  L’appel est lancé pour un objectif de 10.000 participants.

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