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Appui aux cantines scolaires dans le Borgou: Un travail communautaire à la chaîne autour d’un demi-hectare de soja à l’EPP Nonsinan

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Le représentant résident du PAM au Bénin, Ali Ouattara, à la découverte de ce champ de Soja à l'Epp Nonsinan, Parakou

Au temps des récoltes prochaines, l’école primaire publique Nonsinan à Parakou au Bénin aura du Soja en appui à la cantine scolaire. Ceci, en usage direct dans l’alimentation des écoliers et écolières d’une part et en investissement financier à partir des revenus de la vente d’une partie de la production, d’autre part. C’est à la sueur d’une communauté organisée à ce propos depuis trois ans.

Sur un champ d’un demi-hectare, la communauté environnante de l’école primaire publique Nonsinan dans le 1er arrondissement de Parakou a semé du soja cette année. C’est au nombre de ses activités de pérennisation du Programme national d’alimentation scolaire intégré (PNASI). Le représentant du Programme alimentaire mondial (PAM) au Bénin, Ali Ouattara en visite dans le Nord-Bénin l’a constaté dans la matinée du mercredi 21 septembre 2022.

De l’expérience que raconte Stella Sokpon, chargée de programme de Caritas Bénin dans le Borgou 2, c’est déjà la troisième année concernant un tel apport communautaire à la cantine scolaire dans cette école. C’est dans un système de travail par rotation, à l’en croire. « Ils sont bien organisés. Il y a une partie qui s’occupe du défrichage du champ ; une partie qui s’occupe du labour ; les dames viennent pour le semis et après une équipe est mise sur pied pour le premier sarclage », décrit la chargée de programme. Elle fait savoir qu’après le premier sarclage, les parents qui étaient entre temps occupés par leurs champs personnels dégagent du temps pour venir faire le deuxième sarclage. « C’est une rotation parce qu’ils sont des paysans et ont aussi leurs champs », expose Stella Sokpon.

A gauche, Stella Sokpon, chargée de programme de Caritas Bénin dans le Borgou 2, explique l’organisation autour du champ de l’Epp Nonsinan au représentant résident du PAM au Bénin Ali Ouattara (à droite)

Quid des retombées

A la récolte, une partie de la production est utilisée pour la transformation en fromage du soja pour accompagner le repas des enfants, d’après la chargée de programme. Ceci constitue un apport alimentaire important parce que le soja est très riche en protéine. L’année scolaire dernière, quand c’était du sorgho, une partie a été transformée pour la bouillie aux enfants à 10h avant le repas de 12h, nous apprend le directeur de l’école, David Kouagou.

Quant à la deuxième partie de la récolte parlant du soja, elle est stockée pour la vente. Ici, un sac de 60 kilogrammes peut coûter jusqu’à 100.000 F Cfa, à en croire la chargée de programme. « Cela aide vraiment pour le fonctionnement de la cantine parce qu’en période de soudure, les parents ont souvent du mal à payer – la contribution journalière de 25F par enfant, ndlr-. C’est à ce moment qu’on trouve l’importance de faire le champ comme activité de pérennisation pour appuyer la cantine au cours de l’année scolaire », informe-t-elle.

Une vue du champ de soja à l’Epp Nonsinan à Parakou

La course pour 583 activités de pérennisation

Au regard de ces avantages, il est question d’étendre les activités de pérennisation à toutes les écoles. Pour le compte du département dont elle s’occupe, Stella Sokpon confie : « Le défis pour le Borgou, c’est 583 écoles, 583 activités de pérennisation. Cela veut dire que chaque école doit avoir au moins une activité de pérennisation soit un champ, un jardin, une unité d’élevage ou une activité génératrice de revenus pour alimenter la cantine. » Pour l’instant, 116 écoles disposent de champ, 226 ont chacune un jardin et 18 développent des activités génératrices de revenus. A noter qu’en plus du champ, l’Epp Nonsinan fait aussi de l’élevage de poulet. Elle cultive aussi de l’igname. « Nous nous efforçons à respecter les engagements. Nous avons les Ong et la direction départementale des enseignements maternel et primaire qui nous guident », rapporte le directeur de l’école.

Sur de telles initiatives qu’il a découvertes à Nonsinan, le Représentant résident du PAM au Bénin Ali Ouattara a félicité la communauté pour son engagement fructueux. Il a insisté qu’elle puisse le faire davantage. Au-delà, le représentant résident a aussi exhorté les parents dans cette localité à inscrire leurs enfants à l’école. L’effectif est encore à moins de 180 enfants pour cinq cours ouverts, CI au CM1.

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