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Projet DSSR-BJ/Santé et de droits sexuels et reproductifs : Les Universités publiques aguerries  sur les VBG

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La ville de Bohicon a abrité du mardi 09 au jeudi 11 août 2022, un atelier de renforcement de capacités des points focaux lutte contre les violences basées sur le genre en genre et en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs des quatre universités publiques membres du consortium du projet DSSR-BJ. Il s’agit de l’Université d’Abomey-Calavi, l’Université de Parakou, l’Université nationale d’Agriculture et l’Université nationale des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques. Etaient présents à la cérémonie d’ouverture de  ce rendez-vous d’échanges, le Professeur Nelly Kèlomé et le Docteur Alphonse Affo respectivement Directrice et coordonnateur dudit projet et le Professeur Gervais Kissèzounon, référent assurance qualité à l’Université d’Abomey-Calavi et conseiller spécial de projet DSSR-BJ. 

 

Développer les connaissances et pratiques des participants sur le genre et l’inclusion sociale à travers la description de ses concepts de base, la détermination des conditions de mise en œuvre du document de politique, la proposition des stratégies et des indicateurs de mesure en milieu universitaire. Tel est l’objectif visé par l’atelier initié par les responsables du projet ‘’Renforcement des capacités des établissements d’enseignement en santé et droits sexuels et reproductifs pour l’inclusion des jeunes au Bénin (DSSR-BJ)’’.

Après les mots de bienvenue du Professeur Gervais Kissèzounon, conseiller spécial du projet DSSR-BJ, le Docteur Alphonse Affo, coordonnateur de projet a, dans sa prise de parole, estimé que cet atelier vient à point nommé au regard de la recrudescence des cas de violences basées sur le genre observés au Bénin malgré la volonté politique affichée des gouvernants à lutter contre ce fléau. Il a fait observer que les multiples répressions n’ont pas permis de baisser le nombre de cas rendus public. Il n’a pas manqué d’attirer l’attention des participants sur le caractère discriminatoire de la lutte. Car selon lui, les hommes subissent également des violences physiques. C’est pour cette raison que le coordonnateur Affo a préconisé une intensification de la sensibilisation sur le phénomène dans les universités comme approche de solution. « … Ce que nous allons faire ici est un continuum de ce nous faisons déjà avec beaucoup de passion. Nous allons partager de nouvelles expériences et nous projeter dans l’avenir », a-t-il ajouté. Docteur Alphonse Affo a, pour finir, invité les points focaux à être en état de veille permanente pour faire barrage à ce phénomène qui subit plusieurs mutations et apparait sous plusieurs formes de nos jours. A titre d’exemple, il a évoqué la communication non verbale comme une forme de violence.

Procédant au lancement officiel de l’atelier, le Professeur Nelly Kèlomé, Directrice du projet DDSSR-BJ a présenté les qualités intellectuelles de Madame Pascaline Babadankpodji Assogba, formatrice et animatrice principale de l’atelier. Elle s’est également réjouie de la tenue de cette rencontre d’échanges et de partage. « … Cette séance qui dure trois jours va nous permettre de revisiter nos connaissances en matière d’accompagnement de nos apprenants en ce qui concerne les VBG et la prise en compte du genre dans notre milieu de travail afin de capitaliser les techniques qui aideront à mieux suivre les apprenants et à leur garantir un environnement de travail adéquat pour qu’ils puissent donner le meilleur d’eux-mêmes », a-t-elle conclu.     

A travers une approche participative basée sur les démarches actives de co-construction, Madame Pascaline Babadankpodji Assogba, formatrice principale  appuyée du Docteur Alphonse Affo ont animée la série de communications prévues pour meubler l’atelier. Les travaux de groupe et les travaux en plénière ont permis aux participants de s’impliquer activement pour l’atteinte des objectifs dudit atelier.

Soulignons que les inégalités de genre, l’exclusion sociale et les violences basées sur le genre demeurent encore fréquentes au sein des institutions universitaires. C’est pourquoi, la mise en œuvre du projet DSSR-BJ s’est fondée sur l’inadéquation observée entre la fourniture de services d’éducation et sociaux et les déficits en matière de formation et d’accompagnement des jeunes sur les aspects de Santé et droits sexuels et reproductifs (DSSR).  

Un présidium dirigé par le Docteur Baï Irène Aimée KOOVI de l’Université de Parakou a été chargée de conduire les travaux de cet atelier.  

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