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Rapport alternatif de l’Examen périodique universel (EPU): Neuf recommandations de la coalition RHRN2 Bénin sur les droits humains liés à la santé sexuelle et reproductive

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La coalition RHRN2 Bénin dont l’Association béninoise pour la promotion de la famille (ABPF) a le lead a présenté son rapport alternatif de l’Examen périodique universel (EPU) 2022 aux professionnels des médias le vendredi 28 octobre 2022 à Abomey-Calavi. L’atelier organisé à cet effet a permis aux journalistes de mieux comprendre le processus EPU, son intérêt pour le Bénin mais surtout de s’informer sur les recommandations formulées par la coalition et comment ils peuvent participer à la suite du processus pour le suivi de ces recommandations. 

« Vous aurez l’opportunité de vous exprimer pour mieux comprendre le contenu de ce rapport et la manière dont vous pourriez vous engager pour nous aider au niveau de la coalition dans le suivi des recommandations qui sont émises dans ce rapport », a confié le Directeur exécutif de l’ABPF Christian AGBOZO pour mieux situer les journalistes sur l’objectif de l’atelier organisé par l’ABPF avec la coalition RHRN2 Bénin vendredi dernier à Abomey-Calavi. Il s’est agit d’un atelier de présentation du rapport alternatif initié par la coalition RHRN2 Bénin en prélude à l’Examen périodique universel (EPU) 2022. « L’Examen Périodique Universel – permet- de faire l’évaluation des droits humains dans chaque pays. C’est une assise souvent conduite par le Conseil des droits de l’Homme », a expliqué le DE/ABPF. 

A l’atelier du vendredi dernier, le soin a été laissé à des acteurs qui étaient sur le terrain au cœur de la réalisation et finalisation de ce rapport, de présenter le contenu. Dans sa présentation, Conaïde AKOUEDENOUDJE a rappelé que l’EPU fait référence aux mécanismes de protection des droits humains. C’est selon lui, un mécanisme de redevabilité international en matière de la protection des droits de l’Homme. Ce processus permet au Conseil des droits de l’Homme d’évaluer la mise en œuvre de ces droits dans chaque pays sur les 5 dernières années. Le Bénin sera évalué pour la 4ème fois en janvier 2023.

L’initiative de la coalition RHRN2 Bénin entre dans le cadre de la production d’un rapport alternative à cet effet. Pour ce rapport, et en vue d’être plus efficace, la coalition s’est concentrée sur trois thématiques à savoir le droit à l’information en matière de droit à la santé sexuelle et reproductive, la protection des minorités sexuelles et l’accès aux soins d’avortement sécurisé. 

L’accès aux informations sur la santé sexuelle et reproductive pour tous

Sur la première thématique, Conaïde AKOUEDENOUDJE résume que, certes beaucoup d’efforts sont notés mais plusieurs engagements pris par le Bénin n’ont pas été respectés. Aussi, plusieurs violations en termes d’accès libre et universel aux informations relatives à la santé sexuelle et reproductive sont-elles observées. Face à l’état des lieux, la coalition a formulé trois recommandations. Elle a souhaité l’intensification et l’accélération des efforts pour apporter à l’ensemble de la population notamment les jeunes et les adolescents, les informations sur la santé sexuelle et reproductive en insistant sur l’éducation aux droits humains ; l’intégration d’ici à 2027 de l’éducation à la santé sexuelle dans les programmes pédagogiques et la mise en place d’une structure gouvernementale en charge de la formation pédagogique et technique des enseignants en la matière ; et l’élaboration et le renforcement à partir de 2023 des campagnes numériques d’éducation à la sexualité sur les comptes du gouvernement et des ministères sectoriels.

La protection des minorités sexuelles

Au sujet de la deuxième thématique, le présentateur expose que la protection des minorités sexuelles demeure une question grave à aborder, leurs droits sont violés. Il rapporte qu’il a été enregistré de janvier à décembre 2021, 604 cas de violation des droits de ces personnes au Bénin. Ici, la coalition RHRN2 recommande de mettre en place d’ici à 2027 un mécanisme fiable de collecte de données relatives aux violations des droits humains des personnes LGBT au Bénin ; former tous les agents et forces de sécurité sur l’importance de la lutte contre toute différence de traitement à l’égard des minorités sexuelles et insister sur le respect de la dignité inhérente à la personne humaine ; former les agents de santé sur les spécificités de la prise en charge sanitaire des personnes LGBT et leur offrir un plateau technique adéquate afin de veiller à l’élimination des discriminations de tout genre.

Accès aux soins d’avortement sécurisé

Quant au volet « accès aux soins d’avortement sécurisé », la coalition RHRN2 Bénin suggère d’accélérer le processus d’élaboration et de signature des décrets d’application de la loi 2021-12 du 20 décembre 2021 modifiant et complétant la loi 2003-04 du 3 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction en République du Bénin d’ici à la fin de l’année 2023 ; renforcer d’ici à 2025 le plateau technique en moyens financier, humain et matériel pour assurer la sécurité sanitaire et avoir une meilleure formation pour les agents de santé qualifiés ; et vulgariser des contenus d’informations sur la loi sur la santé sexuelle et reproductive et veiller à son respect par les différentes parties prenantes. 

Un comité de suivi installé

La suite du processus appel à un mécanisme de suivi de ces recommandations pour l’atteinte des objectifs. Le principal objectif dans le cadre du Right Here Right Now 2 (RHRN 2) au Bénin financé par Rutgers est de « permettre aux jeunes dans toute leur diversité de jouir de leur santé et de leurs droits sexuels et reproductifs au sein de sociétés justes en termes de genre ». Autrement, il s’agit de « promouvoir la santé, les droits sexuels et reproductifs des adolescents et jeunes et la justice en matière de genre à travers des stratégies clés comme l’accès à l’information et l’éducation, le plaidoyer, la mobilisation sociale et politique, le renforcement de la société et surtout le renforcement des capacités ». Ci-dessous la composition du comité de suivi des recommandations mis en place.

1- Membre d’Honneur : He MEDEWANOU Ernest

2- Coordonnateur : CHATIGRE Jérôme (Chargé des relations avec les institutions et organisations)

3- Chargé.e de plaidoyer : Kamal-Deen BANKOLE

4- Chargé.e du genre : Estelle DJANATO

5- Chargé.e des questions Jeunes : Méola YAHOUEDEOU

6- Chargé.e des relations avec les médias : Bénédicta VERA CRUZ

7- Chargé.e des relations avec les représentations diplomatiques : Brian SOSSOU

8- Chargé de suivi-évaluation : M. BAKPE Amour

9- Rapportage et porte-parole : Conaïde AKOUEDENOUDJE

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