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Culture du maïs, élevage de lapin…: Des solutions au manque d’infrastructures de cantine scolaire

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Dans plusieurs écoles au Bénin, les communautés se trouvent des solutions face au déficit en termes d’infrastructures de cantine scolaire. D’une école à une autres, les pistes varient selon les activités économiques les plus rentables ou plus répandues dans le milieu. L’école primaire publique Azonmongo à Covè et Ita-Elèpkètè à Ifangni sont surtout dans l’élevage du lapin et la culture du maïs.

L’école primaire publique Azonmongo dans la commune de Covè dispose d’une cuisine en dur pour la cantine scolaire. D’ici peu, d’autres infrastructures modernes de cantine scolaire sortiront de terre. C’est l’œuvre de la communauté. « C’est une communauté très engagée », témoigne le directeur de l’école, Lino Ernest Gbéto. Pour contribuer à la cantine scolaire, les parents d’élève de cette école ont décidé de cultiver du maïs sur environ un hectare. C’est depuis 2013, informe le président de l’Association des parents d’élève (APE) de cette école, Jacques Asseya. Il précise qu’il y a des saisons qu’ils ont ratées à cause de la sécheresse. Au total, ils sont à 6 saisons.

Chaque saison de maïs leur rapporte environ 60.000 F Cfa pour le compte de l’école. « C’est ce fonds que nous avons épargné sur plusieurs années. Nous nous sommes rendus compte qu’on peut construire la cuisine. L’argent au début n’a pas suffi mais au fur et à mesure on a bouclé le financement. Cette cuisine nous a coûté environ 250.000 F CFa », rapporte le président APE. Il souligne que c’est encore dans ce fonds qu’ils arrivent à combler le déficit lorsque tous les parents n’arrivent pas à honorer la souscription journalière de 25 F pour chaque enfant afin de payer les condiments, du légume et du poisson. Aux dires du président du comité de gestion de la cantine, Valentin Aïmavo, ils font dans cette école, des achats en gros. « On peut décaisser jusqu’à 30.000 F pour une longue période », informe-t-il.

En perspective, ils veulent entamer l’élevage du lapin et mettre en place aussi une palmeraie, selon le directeur de l’école. « Cela va encore nous rapporter davantage de fonds pour aider la cantine scolaire. On est dans ce schéma depuis l’année dernière. On cherche le créneau. D’ici la rentrée prochaine, on va commencer l’élevage », informe-t-il.  

A l’école primaire publique Ita-Elèpkètè dans l’arrondissement central d’Ifangni, en plus de leur verger et du champ de maïs et d’haricot, ils élèvent déjà du lapin et pensent augmenter la capacité de production et commencer par en vendre à d’autres écoles ou sur d’autres marchés. « Toutes ces initiatives vont nous permettre de finir la cuisine et de penser encore à d’autres choses pour aider la cantine », affirme le directeur, Sèvèho Aïhouè.

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