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Forum des étudiants pour l’élimination des VBG à l’Uac: plus de 100 étudiants engagés aux côtés de JFAD

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Sous la houlette de Jeunes Filles Actrices du développement (JFAD) les étudiants ont organisé leur premier forum pour l’élimination des violences basées sur le genre (VBG) à l’Université d’Abomey Calavi (Uac). C’était du jeudi 27 au vendredi 28 juillet 2023  dans le cadre du projet « We go for change » sur le thème : Agir collectivement pour éradiquer les violences sexistes et sexuelles en milieu universitaire. À l’issu des deux jours de ce forum plus d’une centaine de jeunes étudiants ont décidé d’unir leurs voix pour l’élimination des VBG à l’Uac.

La voix d’une centaine d’étudiants résonnent désormais sur le campus d’Abomey Calavi pour l’élimination des violences basées sur le genre (VBG) en milieu universitaire.  C’est à travers le premier forum des étudiants et étudiantes de l’Uac pour l’élimination des VBG en milieu universitaire. Un forum qui entre dans le cadre du projet « We go for change » conduit de main de maître par Jeunes Filles Actrices du Développement (JFAD).  Une organisation  connue pour son engagement dans la lutte contre les VBG au  Bénin coordonnée par Chanceline Mèvowanou. Durant deux jours les étudiants et étudiantes ont eu droit à des allocutions et panels afin de peaufiner leur stratégie. << Nous avons eu l’observatoire genre qui est une institution basée à l’Uac qui travaille dans le domaine des questions de genre et avec eux nous avons eu des sessions de discussion pour peaufiner les stratégies. Nous avons fait des cercles de parole sur deux thématiques. Une thématique pour mieux connaître les textes et lois en République du Bénin sur les VBG mais surtout ce qui marche et ce qu’on peut répliquer. Nous avons eu des discussions avec des personnes ressources qui nous ont entretenu sur le sexisme>> relate Aïchatou Salifou, assistante projet sur « We go for change ». 

Au terme de ces discussions les étudiants ont proposé au prime abord des actions pour une lutte plus efficace contre les VBG, ensuite sur la mobilisation des ressources financières qui handicapent les actions de l’observatoire genre de l’Uac et enfin  sur le renforcement du militantisme. <<Nous allons compiler toutes ces informations dans un document que nous allons remettre à l’observatoire genre de l’Uac et aux autorités rectorales qui savent ce qui se passe à l’Uac pour leur appui. Il faut dire que c’est la voix de plus de cent étudiants de l’Uac qui se sont réunis et qui vivent des choses et qui ont décidé de faire ce plaidoyer.  Nous voudrions vraiment que les textes et lois à l’Uac soient vulgarisé par le rectorat à travers des prises de notes de service. Nous voudrions que l’observatoire genre soit beaucoup plus opérationnel et qu’il puisse bénéficier des ressources pour gérer les cas de VBG et faire assoir un arsenal pour mieux écouter les étudiants sans discrimination et stigmatisation afin que le milieu universitaire soit débarrassé des VBG>> fait savoir Aïchatou Salifou.

En plus de cette action collective, les étudiants ont décidé chacun en ce qui le concerne de militer pour l’élimination des VBG. <<Ma motivation pour l’élimination des VBG a fortement augmenté. Partout où je passerai je vais aider l’observatoire genre à promouvoir ses actions. Je vais  sensibiliser tous mes camarades, mes proches et même les membres de ma famille pour l’éradication des VGB>> a confié Jacque Sonounameto étudiant en master à la FASEG- Uac. 

C’est dans cette même ligne que s’est lancée Divine Gbonsou, étudiante en troisième année à la FADESP. << Je vais aborder mes camarades sur les questions de VBG sans pour autant les agresser. Je vais utiliser des codes , des salutations et  les réseaux sociaux pour attirer leur attention sur les VBG. Je vais également aider celles qui ont été victimes des VBG>> décide t elle.

Au delà des engagements des étudiants, les organisateurs souhaitent également une prise de conscience au niveau de tous les usagers du campus. << Il faut que chaque responsable prenne en son sein des décisions pour réorienter des actions et soutenir les initiatives pour éliminer les VBG>> notifie Turibio Kèkè, point focal de JFAD. 

Notons que les activités du projet « We go for change » a démarré depuis juin 2022 sur le campus et dans toute la commune d’Abomey Calavi. Après un an d’activité,  Jeunes Filles Actrices du Développement (JFAD) a réussi à former des éléments de la police du commissariat d’Abomey Calavi avec lequel un code de conduite a été rédigé dans lequel les policiers prennent des engagements pour l’élimination des VBG. Pour la coordinatrice de JFAD, Chanceline Mèvowanou, il y a eu révolution des consciences quand il s’agit des questions de violences faites aux femmes. << Nous avons contribué à beaucoup d’apprentissage sur la compréhension des causes de ces violences ainsi que des actions que nous pouvons faire pour lutter contre les VBG>> soutient elle.

Il faut dire qu’en attendant d’éteindre ses actions sur tout le territoire national avec un budget plus colossal, JFAD travaille également dans la commune d’Avrankou sur un programme pour le renforcement des capacités des filles.

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