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Mémoire : Pluie de reconnaissances à Basile Kossou au 25è anniversaire de son décès

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Victorine Bobo Kossou née Atindébakou, rend hommage à son époux en image sur la bâche

Le 25ème anniversaire de décès de Basile Kossou a été célébré samedi dernier, 17 septembre 2022, à travers des prières, témoignages, chants, danses, expositions et dégustations de mets locaux au Centre international Basile Kossou pour la culture, la paix et le développement (CIBAKO) à Abomey-Calavi. Au-delàs de l’hommage, ce fut une occasion de promotion de la culture béninoise.

17 septembre 1994 – 17 septembre 2022. 25 ans déjà samedi dernier que Basile Kossou a tiré sa révérence. Parents, amis, enseignants et élèves se sont retrouvés pour lui rendre hommage à nouveau. Cette fois-ci, autour du thème, « La mission de l’enseignant dans la préservation des acquis culturels pour un développement durable ». C’est une célébration qui a duré toute la journée du samedi dernier. Les manifestations démarrées par une messe d’action de grâce à la Paroisse Saint Antoine de Padoue d’Abomey-Calavi très tôt le matin se sont poursuivies au Centre international Basile Kossou pour la culture, la paix et le développement (CIBAKO) jusqu’au soir. « Le 25ème anniversaire de feu Basile Kossou est pour nous une occasion de rendre grâce à Dieu pour nous avoir donné cet homme qui a été imprégné de l’amour du prochain, du sens du devoir, du sens de la dignité et du sens de responsabilité. C’était un homme organisé, rigoureux et efficace. C’est lui qui m’a appris le sens de l’ordre », a indiqué son épouse, Victorine Bobo Kossou née Atindébakou.

Victorine Bobo Kossou née Atindébakou, danse ici avec les danseuses du Conservatoire des danses cérémonielles et royales du Bénin

Aux sons des percussions et aux pas de danses du Conservatoire des danses cérémonielles et royales du Bénin puis autour de plats typiquement béninois, ce fut une journée de témoignage de ce que Basile Kossou a été. Ecrit, oral ou chanté et même dansé. Chacun s’est trouvé son canal pour exprimer ce qu’il retient de cet enseignant, docteur en philosophie, qui a été une pierre angulaire dans la vie de beaucoup de personnalités, d’après les témoignages des concernés. « Il fait partie de ceux qui m’ont poussé à poursuivre les études supérieures sans difficultés. Sans lui, je n’aurai pas pu. C’est un monsieur qui développe la culture du mérite », a témoigné l’ex recteur de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC), Professeur Norbert Awanou qui fut son élève. Célestin Monteiro rapporte que pendant les cours de Basile Kossou, eux, élèves au Lycée Béhanzin à l’époque, avaient devant eux un grand frère qui dégageait une affection, une chaleur comme un aîné d’une famille. Il a avoué que les qualités pédagogiques de cet enseignant leurs ont permis de s’exprimer librement. « Il -Basile Kossou, ndlr- a libéré nos pensées et nos langues », témoigne Célestin Montéiro.

Le Conservatoire des danses cérémonielles et royales du Bénin  »joue » Basile Kossou

Au-delà, cet ancien directeur de l’Institut culturel africain (ICA) à Dakar et consultant de l’Unesco pour le développement culturel en Afrique a été pour eux, un canal pour se familiariser avec la culture dans toutes ses dimensions. Basile Kossou, ce fut aussi un ambassadeur de la culture et de la paix. « On ne peut pas rencontrer cette journée du 17 septembre chaque année sans rendre grâce au Seigneur de nous avoir donné un homme comme lui qui initie, qui mobilise jusqu’à la réalisation de ce qu’il a initié puis s’efface quand vient le moment de distribuer les lauriers. Je crois qu’il s’efface mais cela n’est jamais perdu parce que le Seigneur est juste, généreux et fidèle et Il récompense toujours. Ce que nous vivons aujourd’hui est, quoique infirme, une expression de cette reconnaissance », dira Barnabé Vigan, ancien directeur du collège Père Aupiais de Cotonou où Basile Kossou a été élève. Collège dont il a été l’auteur-compositeur de l’hymne. « C’est un guide et un modèle. Depuis ce jour fatidique du 17 septembre 1997, nous sommes à la recherche des voies et moyens pour l’immortaliser dans la mesure du possible », affirme l’ex-directeur. Il pense que Jérôme Carlos et Aurélien Agbénonci ont bien résumé sa vie dans leurs témoignages écrits exposés au CIBAKO. Jérôme Carlos dans les dédicaces de son livre « Le Miroir » paru en 1994 a écrit : « A Basile KOSSOU, tu as été et restes, pour moi, la Terre qui donne ce que le ciel promet ». Ci-dessous, un résumé de qui est Basile Kossou, signé du CIBAKO.

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