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Thèse à l’UAC : L’expertise de  Pascal GUITIBY  sur la cybercriminalité lui concède le grade de Docteur en Sociologie du Développement

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Une nouvelle thèse sur un sujet brûlant de l’actualité vient enrichir la recherche scientifique au Bénin. Elle porte sur le phénomène de la cybercriminalité. Un travail de l’impétrant Pascal GUITIBY sur le thème : « La lutte contre la cybercriminalité à Cotonou : analyse des facteurs explicatifs et mise en évidence de l’importance de l’éducation numérique » soutenu le vendredi 5 mai 2023  à l’Ecole doctorale pluridisciplinaire, espace culture et développement de l’Université d’Abomey Calavi sous la direction de Abou-Bakari IMOROU, Professeur Titulaire des Universités du CAMES (Bénin).

Pour la circonstance, le jury international était présidé par Yélindo Patrick HOUESSOU, Professeur Titulaire des Universités du CAMES (Bénin). Les examinateurs étaient respectivement Gbati NAPO,  Professeur Titulaire des Universités du CAMES, Ludovic Ouhonyihoué KIBORA,  Professeur Titulaire des Universités du CAMES  et Arnauld GBAGUIDI,  Professeur Titulaire des Universités du CAMES (Bénin) .  Le verdict du jury  à l’unanimité a fait de Pascal GUITIBY, Docteur en Sociologie du Développement avec la mention « Très honorable ».

Justification du thème

Au terme de la soutenance, le nouveau Docteur se confie. « Les raisons qui m’ont motivé à choisir ce sujet sont diverses et variées. La première c’est la pratique à grande échelle de la cybercriminalité en milieu scolaire et universitaire et une certaine démission des parents pour l’éradiquer.

Ensuite, le changement radical de niveau de vie d’un élève que j’avais tenu deux ans où trois ans après, qui a fini par me déclarer que c’est grâce à la cybercriminalité qu’il a fait fortune. Nous savons que face au phénomène, le pouvoir public donne des réponses pour une lutte conséquente. Cependant, nous estimons qu’il y a une forme de réponse attendue de l’éducation et des usagers des TIC », souligne l’impétrant afin de situer clairement le nœud de son travail.

Intérêt scientifique, l’approche de l’éducation numérique des jeunes

L’objet de recherche de la thèse selon l’impétrant, est l’approche de l’éducation numérique des jeunes pour lutter contre la cybercriminalité. Pour atteindre les résultats, il l’a posé sur trois hypothèses à savoir : la persistance de la cybercriminalité résulte d’une conjonction de facteurs liés aux usages déviants des TIC, à des failles dans l’éducation formelle donnée aux jeunes et à leurs problèmes de chômage ;  ensuite les pratiques sociales, en matière de lutte contre la cybercriminalité, ont conduit à une transformation du phénomène par l’apparition de nouvelles formes d’actes de cybercriminalité ; et enfin,  l’alternative de l’éducation numérique, en lien avec l’éthique et la morale, est un outil privilégié de lutte contre la cybercriminalité.

Des  hypothèses qui d’après le candidat sont en corrélation avec l’approche sociocritique de la sociologie du crime, conceptualisée par P. Robert (1973), qu’il a utilisée pour supports, la théorie de la déviance de H. S. Becker (1963), la théorie du changement social de G. Rocher (1968) et la théorie du choix rationnel, développée par R. Boudon (2012). « Cette recherche a été conduite dans une approche qualitative pour apprécier, de façon approfondie, à l’aide d’analyses discursives, tous les aspects de la problématique car des écrits, des paroles, des comportements ont été analysés. C’est une recherche qualitative en ce sens qu’elle s’est intéressée à un échantillon de 90 sujets d’enquête. » a-t-il fait savoir.

En conclusion !

Des explications de Pascal GUITIBY, on retient  que la cybercriminalité, dans l’écosystème béninois, est un phénomène qui est le fruit du contact entre des jeunes gens venus des pays limitrophes du Bénin et les jeunes Béninois vivant dans le pays. L’évolution technologique avec, notamment, l’introduction du numérique dans les actions financières et économiques, puis le développement des réseaux sociaux numériques, sont des facteurs justifiant  la pratique de la cybercriminalité chez les jeunes Béninois.  « Vu sous cet angle, l’éducation numérique offre une alternative pour lutter contre la cybercriminalité » a-t-il conclure.

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