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Journée de réflexion sur l’enseignement supérieur: L’Université en quête de solution pour une insertion professionnelle des jeunes diplômés

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Du 06 au 10 décembre 2021, le Bénin accueille la conférence triennale du forum régional des universités pour le renforcement des capacités en agriculture (Ruforum). A cette occasion, le Programme de bourses de la Fondation Mastercard à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) a organisé la première édition de la journée de l’enseignement supérieur ce jeudi 2 décembre 2021 dans l’amphi Idriss Déby Itno à l’Uac. Un évènement qui se tient aussi bien en présentiel qu’en ligne. 

Une première pour l’Université d’Abomey-Calavi (UAC). Il s’agit de la première édition de la journée de l’enseignement supérieur dans le cadre de la conférence triennale du forum régional des universités pour le renforcement des capacités en agriculture (Ruforum). Une conférence qui se tient tous les ans dans les pays anglophones. 

Pour cette édition, le Bénin, pays francophone membre de ce forum régional accueille les manifestations du 06 au 10 décembre 2021.  A cette occasion, le programme de bourses de la fondation Mastercard à l’Uac a organisé ce 02 décembre 2021, la première édition de la journée de l’enseignement supérieur. Placée sous le thème « enseignement supérieur et employabilité des diplômes au Bénin », cette journée de réflexion vise à contribuer aux actions pour faire de l’enseignement supérieur un pilier du système éducatif et un moteur de la croissance économique et du développement durable au Bénin. Ceci vu le rôle fondamental que joue le secteur de l’enseignement supérieur dans la production, la diffusion et l’assimilation du savoir, du savoir-faire et du savoir-être. « Nous participons à la triennale du Ruforum parce que les voyants sont au rouge au niveau de l’emploi dans tous les pays africains. Nous avons des taux d’employabilité très faibles », s’est exprimé, Professeur Enoch Achigan Dako, coordonnateur du programme Mastercard à l’UAC.  Pour lui, il est important que les universités se remettent en cause pour servir de pilote et d’encrage aux différents projets et aux différentes actions qui sont en cours dans les différentes stratégies développées par les gouvernements de façon à utiliser les produits qui sortent des universités vu le faible taux d’emploi. Un faible taux qui réside dans l’inadéquation entre la formation académique et les besoins du marché. 

A en croire le recteur de l’Uac, Professeur Félicien Avléssi, le problème de l’inadéquation formation-emploi a commencé avec la massification au niveau des étudiants. Pour lui, il faut revoir les formations en les adaptant aux réalités de nos pays. « Il y a des réorganisations internes que nous allons faire au niveau des enseignements que nous donnons mais il y a des thèmes que nous devons développer en tenant compte du Programme d’actions du gouvernement. En associant les entrepreneurs, les professionnels et en les incluant dans la rédaction des curricula, dans les soutenances des mémoires, des thèses. Je crois que nous allons trouver la solution convenable » a-t-il ajouté. 

Remerciant d’abord le gouvernement du Bénin d’avoir accepté d’héberger cette conférence triennale, le secrétaire exécutif du Ruforum, Professeur Adipala Ekwamu va ensuite exhorter le gouvernement béninois à soutenir aussi bien la formation des étudiants d’autres universités Africaines dans les universités béninoises que la formation des étudiants béninois dans d’autres universités africaines. Au termes cette journée, il s’agira de recenser les faiblesses enregistrer dans l’enseignement supérieur en s’appuyant sur les diagnostics déjà effectués dans le secteur en occurrence celle liés à l’inadéquation entre la formation et les besoins du marché, de formuler avec la participation de tous les acteurs (autorités ministérielles, rectorales, décanales, les enseignants chercheurs, les interprofessions, et les étudiants) des recommandations entrant dans le cadre de la formation des formateurs, de l’augmentation des travaux pratiques pour les apprenants et de l’employabilité des diplômés (auto-emploi et recrutement), de rédiger une déclaration qui intègre toutes les recommandations formulées pour une meilleure adéquation entre la formation supérieur et l’employabilité des diplômés au Bénin. 

Par ailleurs, il faut noter que cette journée qui se tient aussi bien en présentiel que virtuelle dans les 143 universités membres du Ruforum a connu quatre communications suivi d’une discussion et une table ronde. Les thèmes des communications ont porté sur  : « Propositions pour un enseignement supérieur au service du de l’emploi des diplômés : perspectives du secteur privé » animé par Marcos Guèdègbé Bertille, « Propositions pour un enseignement supérieur au service de l’emploi des diplômés : programmes et projets » développé par Franck Kouyami, « Facteurs de succès et d’échec des programmes de développement de l’enseignement supérieur », présenté par Sylvie Adoté et « Réformes, financement de l’enseignement supérieur et employabilité des diplômés » animé par Dr Cyrille Gougbédji.  Quant à la table ronde portant sur la thématique : « Nécessité d’un enseignement supérieur plus productif d’emplois », elle a eu pour panélistes professeur Brice Sinsin sur la ‘’problématique de financement de l’enseignement supérieur’’, Professeur Anne Floquet sur la ‘’professionnalisation au niveau supérieur’’,  Professeur Eléonore Yayi Ladékan sur le ‘’programme du gouvernement pour de meilleures performances de l’enseignement supérieur’’, Professeur Nelly Kèlomè sur la coopération universitaire et insertion professionnelle’’ , Professeur Expédit Vissin sur ‘’entrepreneuriat étudiant’’ et docteur Serge Abihona sur ‘’ l’importance de l’incubateur dans les chaines de formation-créativité-emploi des diplômés’’.

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